Les difficultés à la réadaptation

Kinésithérapie et réadaptation physique sont cruciales dans le maintien des patients SEDh/HSD. Toutefois un large éventail de difficultés s’offre à eux.

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Par rapport à la population générale, chez ces patients on trouve beaucoup plus de troubles neurologiques fonctionnels [108]. Ceux-ci peuvent sévèrement affecter les efforts de réadaptation [108], principalement à cause de leurs symptômes : douleur qui va migrer, une distribution non anatomique de la dite douleur et qui, en plus, va durer sur le long terme (même après que le toucher soit terminé). Ces dysfonctions entraînent aussi des faiblesses (membres qui vont lâcher) indépendantes de la douleur [108].

Les douleurs musculaires d’apparition retardée (courbatures) sont plus douloureuses chez les SEDh/HSD et ils ont besoin de plus de temps pour récupérer [110]. Elles durent aussi plus longtemps. De plus, il existe un fort risque de blessure musculaire et d’exacerbation des douleurs lors des exercices [110]. Ainsi, les exercices doivent être adaptés et le temps de récupération pris en considération [110].

Bibliographie

[108] Brain and Behavior 2024 « Functional neurological signs in hypermobile Ehlers–Danlos syndrome and hypermobile spectrum disorders with suspected neuropathic pain» A. Fernandez et al.

[110] International Journal of Sports Physical Therapy Vol. 19, Issue 2, 2024 «The Effect of Joint Hypermobility Syndrome on DOMS and Recovery Time» N. Ostuni et al.