Épaules, torse et côtes

Le problème le plus fréquent est l’instabilité multidirectionnelle de l’épaule (MDI) [43], épaule où il y a trois articulations majeures: articulation sternoclaviculaire, articulation acromio-claviculaire, articulation gléno-humérale. La MDI est caractérisée par une laxité symptomatique de l’articulation gléno-humérale et cause de nombreux problèmes: douleur, nerf coincé, problèmes aux ligaments et, évidemment (sub)luxations [24]. En effet, une grande laxité au niveau de la capsule articulaire empêche la tête de l’humérus de rester bien centré et donc à sa place.
On retrouve aussi des douleurs au niveau des omoplates, ainsi qu’une sensation de pression/d’inconfort à ce niveau [24], car ses derniers ne sont plus dans la conformation d’origine. On parle de syndrome angulaire de l’omoplate, syndrome à traiter en priorité lorsque le patient souffre de (sub)luxations fréquentes [24].
Enfin, il est important de noter que chez les patients SED, en plus de l’hypermobilité/instabilité, les épaules peuvent présenter des symptômes à cause d’une tendinite de la coiffe des rotateurs ou d’un syndrome de la coiffe des rotateurs [24] [44].

Bien que peu étudié, le syndrome des côtes glissantes (syndrome de Cyriax) est courant chez les SED et conduit a des douleurs thoraciques [45]. Ce phénomène arrive lorsque les ligaments sterno costaux sont faibles, menant à ce que les côtes se déplacent. Cela peut notamment être déclenché lorsque le patient tousse ou se mouche [24].
Les subluxations des côtes/côtes glissantes sont souvent mal perçus par le corps médical qui a du mal à croire à un tel phénomène, notamment car les côtes ne sont pas considérées, à proprement parlé, comme des articulations. Malgré tout, elles sont soumises aux mêmes problèmes (ligaments, tendons, cartilages) et ces phénomènes causent de très fortes douleurs, notamment lors de la respiration [24].
Il existe aussi la costochondrite, une inflammation des côtes et du cartilage dont la cause est actuellement inconnue. La douleur, de part sa localisation et sa nature, mène souvent les patients SEDh/HSD aux urgences, les laissant penser qu’ils sont entrain d’avoir un gros problème cardiaque [24].

Bibliographie

[24] Published book 2017 « Understanding hypermobile Ehlers-Danlos syndrome and hypermobility spectrum disorder » Claire Smith

[43] JBone Joint Surg Am. 2010 Jun; 92(6):1545-57 « Shoulder instability in patients with joint hyperlaxity. » Johnon SM

[44] 2014 « Multidirectional instability of the shoulder. » Anderson B.C

[45] 2010 « Joint hypermobility handbook – a guide for the issues & managements of EDS hypermobility types and the hypermobility syndrome » Tinkle B.T

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s