Dépression, troubles borderlines et anxiété

En 2018 [2] et 2015 [3], le lien entre dépression, anxiété, troubles borderlines et SED a été étudié.
Avec le temps, il y a de plus en plus de preuves d’une prédominance de maladies psychiatriques chez les patients SED et la plupart d’entre eux ont des comorbidités psy, dont principalement: dépression majeure, anxiété généralisée et troubles borderlines. On trouve aussi une fréquence non négligeable [4] de troubles compulsifs de l’alimentation et de mésusage de drogues ou de tabac.
Il y a la possibilité d’avoir des diagnostics borderline car souvent ce sont des patients qui peuvent dissocier. On remarque d’ailleurs un plus grand nombre de cas de tentative de suicide dans cette population de patients.

Trouver un lien si fort entre anxiété et SED a été inattendu [4]. Une hypothèse biologique a été proposée en plus du fait que les symptômes psy soient une conséquence d’adaptation pour traiter avec une maladie chronique. En effet, les patients atteints de maladies chroniques (notamment celles entraînant douleurs ou fatigue chronique) sont très sujet au stress. Et quelles sont donc les explications biologiques?
– des risques génétiques
– une dysfonction du système nerveux autonome
– une variation dans le traitement des émotions
– une amplification somato sensorielle
– une sensibilité intéroceptive: une meilleure signalisation et perception des sensations internes du corps
– peut-être une duplication au niveau du chromosome 15, mais ce n’est pas encore sûr.

Il existe ainsi trois principales lignes de recherche dans la compréhension de l’anxiété dans le SEDh/HSD [24]:
– prédisposition génétique
– dysfonction système nerveux autonome
– structure cérébrale et hypermobilité

Beaucoup de patients SED prennent des antidépresseurs (AD) [4][5]. Le problème est que lesdits patients sont très sensibles aux effets secondaires et les AD peuvent même augmenter l’anxiété. Seuls les AD tertiaire tricyclique sont conseillés pour leur effets cholinergique. Dans tous les cas, il faut toujours commencer par des doses très faibles.

Bibliographie

[2] DOI: 10.7759/cureus.3760  » Recurrent Depression and Borderline Personality Disorder in a Patient with Ehlers-Danlos Syndrome » Eduardo D. Espiridion , Allison Daniel , Joshua R. Van Allen

[3] Berglund et al. BMC Musculoskeletal Disorders (2015) 16:89 DOI 10.1186/s12891-015-0549-7 « Self-reported quality of life, anxiety and depression in individuals with Ehlers-Danlos
syndrome (EDS): a questionnaire study « 
Britta Berglund, Carina Pettersson, Maritta Pigg and Per Kristiansson

[4] Current Psychiatry Vol. 17, No. 4 « Anxiety and joint hypermobility: An unexpected association » Andrea Bulbena-Cabré, Antonio Bulbena

[5] The EDS Society 2017 « Psychiatric and psychological aspects in the Ehlers-Danlos Syndromes », Antonio Bulbena et al

[24] Published book 2017 « Understanding hypermobile Ehlers-Danlos syndrome and hypermobility spectrum disorder » Claire Smith

2 réflexions au sujet de « Dépression, troubles borderlines et anxiété »

  1. Ping : SED hypermobile et HSD | Syndrome d'Ehlers-Danlos (hypermobile): vulgarisation scientifique et données de la vie quotidienne

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